Tarn-et-Garonne.
À Saint-Etienne-de-Tulmont, un siècle de boulangerie dans la famille Bessou !

Depuis 1922, quatre générations de Bessou se sont succédé derrière le fournil de la boulangerie à Saint-Etienne-de-Tulmont. Une affaire de famille qui a encore de beaux jours devant elle. Rencontre.

LA DÉPÊCHE Tarn et Garonne

À Saint-Etienne-de-Tulmont et dans les environs, tout le monde connaît la boulangerie Bessou. Et pour cause : le commerce fait partie du paysage local depuis bientôt un siècle, rue de la Mairie. L’histoire commence en juin 1922, avec Jean Bessou. “À l’origine, la boulangerie appartenait à un grand-oncle, se souvient Gérard, le petit-fils de Jean. Quand la boutique a brûlé, cet oncle, qui avait appris le métier à mon grand-père, est parti à la retraite et lui a cédé le commerce.” La boulangerie sera reconstruite 100 mètres plus loin, sur son site actuel. Depuis, elle n’a opéré qu’un changement de local, il y a trois ans, vers le bâtiment attenant.

De génération en génération, l’héritage familial va se transmettre : de Raymond en 1945 à Gérard en 1991, jusqu’à Rémi, aux manettes depuis 2017. Sans oublier les femmes de la famille, au fort caractère, qui géraient les comptes.

Des classiques faits maison

Pour autant, reprendre le flambeau n’a pas toujours été une évidence. Gérard s’y est mis progressivement après son service militaire. “Je suis venu aider mon père : lui faisait le pain, moi je me suis mis côté pâtisserie”, explique le retraité. Rémi lui aussi a mis un peu de temps à se décider. “Je me suis dit que ce serait dommage de laisser tout ça.” Comme son grand-père Raymond, le boulanger s’est spécialisé dans le pain. Depuis 2010, il a notamment développé une gamme bio au levain et quelques viennoiseries.

À 37 ans, Rémi est aujourd’hui la quatrième génération de Bessou derrière le fournil, à la tête de dix salariés et cinq apprentis. Gérard, lui, n’est jamais très loin. Les effectifs se sont développés ces dernières années, pour assurer la conception, la vente en boutique, les marchés, les livraisons en magasins bios et surtout les tournées dans les villages alentour. Car c’est là une activité importante à laquelle tiennent les Bessou : “Nous faisons les tournées depuis toujours. Durant la guerre, c’est ma grand-mère qui s’en chargeait avec un gazogène. C’est mon père Raymond, 13 ans à l’époque, qui lui mettait en marche”, raconte en souriant Gérard.

Dans l’édition 2022 du Gault et Millau

Dans l’arrière-boutique, tout est fait maison et sur place. La famille est restée très classique dans les produits proposés, notamment en pâtisserie. Simple mais efficace. Parmi les grands classiques de la maison : la croustade briochée et le mendiant. Ce sablé breton aux noix, agrémenté de crème diplomate au café, d’une compotée de pomme et d’un mendiant chocolat, a valu à Rémi les compliments de Norbert Tarayre et Bruno Cormerais, lors du passage à l’émission “La Meilleure boulangerie de France”, en 2021.

Si les Bessou s’apprêtent à souffler leurs 100 bougies en juin, ils sont pourtant loin de vouloir baisser le rideau. Car Rémi ne manque pas d’idées. Il réfléchit ainsi à lancer une gamme de gâteaux de voyage. Avec, comme pièce maîtresse, le massepain. “C’est une ancienne spécialité que faisait ma grand-mère à l’époque, explique-t-il. J’aimerais remettre cette génoise très légère dans notre vitrine mais dans une version actualisée.”

Cerise sur le gâteau : la boulangerie Bessou a récemment été contactée pour figurer dans l’édition 2022 du Gault et Millau. Une belle façon de célébrer un siècle d’artisanat.

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